mercredi 10 mai 2017

Gigny -Châlon sur Saône

Mercredi 10 mai 2017
22 kms
C'est mon dernier jour.
Je prends le train pour rentrer: 4 changements de Ter.
Tout ça car les Tgv n'acceptent pas les vélos. Positivons: ça reviens aussi moins cher.
Donc, on a quitté notre château à la fraîche, c'est le cas de le dire car à 8h du matin, il ne faisait que 7 degrés.
Dormir sous la tente avec 3 degrés n'est pas très agréable,  pas qu'il fasse froid,  mais il fait une humidité terrible. Un maximum de condensation se forme sur ma simple toile, que j'éponges avec une petite lavette, mais n'empêche.
Rapidement, ça s'est réchauffé.
A 11h15, on était à la gare de Châlon.
Marie n'avait pas encore décidé si elle continuait ou si elle rentrait à Paris.
Les prévisions météo pour demain l'ont sûrement décider: son train est parti juste avant le mien.
Bon, on s'est promis de "cycloter" (c'est son terme pour faire du cyclo-tourisme) ensemble sur une longue durée...  reste plus qu'à trouver une destination qui nous convienne à tous les deux.
Pour ma part, je suis partant pour une traversée de l'Amérique du Nord, genre Vancouver -Mexico.
Elle non.
Pas encore rentré,  déjà en train de méditer au prochain voyage.
C'est beau d'être retraité.

Montmerle - Gigny (les 2, sur Saône)

Mardi 9 mai 2017
78 kms
Demain,  je prends le train pour rentrer à Strasbourg.
Donc, on va s'approcher le plus possible de la gare de départ, Châlons sur Saône.
On dormira ce soir au camping de Gigny.
On quitte le camping à 8h40, il fait gris, froid et surtout du vent,  du vent du nord, en pleine face.
Pour accentuer la difficulté,  on commence par 20 kms de chemin de halage, non viabilisé. J'ai souffert le martyr: froid,  puis mal aux fesses, puis mal au dos....et seulement 10 kms de fait.
J'ai tenu jusqu'au café à Cormoranche, où j'ai pris un comprimé de Voltarene.
Marie, ex infirmière libérale, m'a fortement déconseillé de prendre des anti-inflammatoires à la légère,  surtout que les comprimés étaient périmés depuis 2 ans. Mais je savais qu'il restait 60 kms à faire et que je ne tiendrait pas sans soulager ce mal de dos.
On est parvenu à Mâcon avant la fermeture de l'office de tourisme et Marie a pu faire le plein de brochures,  cartes...
Et c'est reparti. 

Toujours le vent.
On plafonnait à 10 kms /h.
On avance pas.
Marie,  de temps en temps,  tente une échappée,  mais au premier carrefour,  elle m'attends,  c'est moi le Maître de Google. A un moment,  on est fourbu au point de pousser le vélo un temps, pour soulager les fesses, le dos,...
A Tournus,  une petite bière pour huiler toutes ces articulations.
Et c'est reparti.
Encore 10 kms.
On arrive enfin.
Castel camping, 5*.
Français facultatif, que des anglais et hollandais.
Très beau cadre, château avec gîtes, camping dans le parc, sous les grands arbres.
Bien sûr, piscine, bar and Shop.
Sanitaires nickel.
Bravo.
17,20€ pour 2
Même pas cher.

St Vallier - Montmerle sur Saône

Lundi 8 mai 2017
72 kms  + 72 kms en train.
On a décidé de ne pas traverser Lyon à vélo: pas de piste cyclable,  trop de voitures,  trop de zones industrielles ou commerciales.
Mon Google me donne les horaires des trains: 14h19 de Vienne à Villefranche sur Saône avec changement à Lyon.
Donc, on a 62 kms à faire dans la matinée. Ça met un peu la pression.
On va quand même boire un café à Sestrieres et manger en cours de route.
On arrive à 14h10 à la gare...Le train a 20 minutes de retard.
On traverse Lyon sans encombre et on arrive à Villefranche.
On sort de la ville facilement avec Google. On longe une voie ferrée et une autoroute, qu'on doit traverser pour atteindre notre camping.
Une première: Google s'est foutu dedans.
Le nom de la rue était faux, mais surtout le passage à niveau était grillagé et cadenassé.
Bon, Google m'a fait passé pour un abruti.
Marie, mon équipière de Routard.com, est très vintage.  Elle ne jure que par les cartes et les documentations des offices de tourisme.  Pour trouver un camping,  je tape "camping"  dans la barre de recherche de Maps et tous les campings s'affichent, avec le site Web, le numéro de téléphone, les avis....Marie chèche sur sa carte. 2 mondes et pourtant il n'y a que 4 ans qui nous séparent.
On finit par arriver à Montmerle sur Saône. Une étrange impression se dégage du camping.
Un grand camping résidentiel, mais avec uniquement des personnes âgées (+60 ans), qui semblent vivre là toute l'année,  sans être des gens du voyage.
Bien sûr, au village, tout est fermé,  sauf une pizzeria.
Je vais devenir pizzavore.

Charmes sur Rhône - St Vallier

Dimanche 7 mai 2017
60 kms
C'est dimanche. Il ne pleut pas.
Tous les cyclistes du dimanche sont de sortie. Et tous les magasins sont fermés.
On traverse un marché à Valence,  non pas un marché provençal,  un marché du Sud,... du grand sud, de l'autre côté de la Méditerranée.
On progresse lentement: allez, une petite bière pour la route à Tournon (en terrasse) et on finit par arriver au camping municipal de St Vallier. Il n'a pas plu de la journée,  mais dès que la tente est plantée, on ouvre les vannes.
C'est toujours dimanche,  toujours rien d'ouvert, on trouve une pizza à emporter, qu'on mange sur place, bien sûr sans rosé,  ni lambrusco (pas de licence).
C'était ça ou rien.

Montelimar - Charme sur Rhône

Samedi 6 mai 2017
42 kms
Il pleut des cordes.
Plié le matos sous la pluie, tout est trempé.
On va au bar prendre un café,  en attendant une accalmie.
On y restera jusqu'à 13h30.
Bon, dans notre malheur, on a de la chance: on va prendre la ViaRhona.
La ViaRhona,  kesaco?
C'est une Veloroute franco-française, affublée du numéro 17, qui part de Genève pour rejoindre la Méditerranée. Les portions terminées sont parfaitement goudronnées, balisées et en site propre.
C'est le cas du parcours de la journée.
On commence par contourner la centrale nucléaire de Cruas, puis on longe le Rhône, son canal ou un bras mort.
L'inconvénient des voies vertes est qu'elles évitent aussi les villages.
L'ensemble est assez joli, même si le ciel est gris
Vers 17h30, on arrive au camping municipal de Charmes. Pas Cher (10€ pour 2), douche hyperchaude, mais met aussi à disposition des cyclistes un abri avec table et chaises. On me propose même de me réchauffer ma boîte de cassoulet !!
Une belle petite étape, raccourcie par les pluies du matin.

samedi 6 mai 2017

Vaison la Romaine - Montelimar.

Vendredi 5 mai 2017 70 kms


La tente n'est pas sèche de la pluie de la nuit...on plie mouillé,  mais il fait beau.
Le paysage est typiquement provençal,  normal on est en Provence.
Maison avec les volets parme, vert pastel ou bleu.
Quelques champs de lavande (pas encore en fleurs),  mais ce champs en photo, c'est du thym.

Pic-nique à Grignan: très joli, mais pas visité la vieille ville, ni le château de Mme de Sevigne. Sur les remparts,  on a fait poussé des dizaines d'espèces de rosiers: très joli.
Est-ce les rosiers qui mettent en valeur les pierres de la muraille ou l'inverse.
Autre particularité: les truffes.
De novembre à mars, par exemple, à Visan,  il y a un marché à la truffe.
Je pensais qu'on cherchais les truffes dans des forêts de chêne. Eh ben non.
On a planté des chênes comme un verger de pommier, aligné au cordeau et souvent des arbres jeunes.
Après monts et vaux, on est arrivé à Montelimar, dans un camping à 5 kms du centre ville,  donc pas de visite de ville.
Un groupe de 6-7 4x4 allemand, avec tente de toit, plaques de desensablage, pelles, treuil se sont installés en rond sur la pelouse.

Montelimar,  la porte du désert.
Pas de chance,  il s'est remis à pleuvoir.

Avignon -Vairon la Romaine

Vendredi 5 mai 2017
70 kms
Ah oui, j'ai oublié de vous dire: j'ai accueilli hier une "cyclote" pour continuer le chemin ensemble.
Il s'agit de Marie, 65 ans, habitant Paris, mais picarde dans l'âme.
Après quelques péripéties avec la Sncf, (on lui a vendu un train, mais avec l'horaire d'hiver: donc pas pu attraper la correspondance), elle a fini par arriver.
On a plié nos tentes sous la pluie et parti sous la pluie. Bon début.
Pernes les Fontaines... On n'a pas trouvé les fontaines !!
Pic-nique à Carpentras.
Petit arrêt à un cerisier pour le dessert. 

Un peu plus loin, arrêt pour s'hydrater.
On a trouvé notre rythme.
Arrivée de bonne heure à Vaison.
Le temps de monter nos tentes (pour qu'elles sèchent),  douche, petit tour en ville (y a pas/peu de monde, comparé à la grandeur des terrasses et on visite la cité médiévale tout seul).
Le Mont Venteux à pris une couronne de neige

Repas du soir sur une table/chaises mis à disposition par le taulier du camping.
Nuit agitée: dans un mobilhome voisin, deux bébés ont pleuré une bonne partie de la nuit.

mercredi 3 mai 2017

Avignon

Mercredi 3 mai 2017
0 kms ou pas loin
J'ai passé ma journée à Avignon.
Bon une belle ville, mais bon, pas si top que ça.
J'ai visité le musée du petit palais,  apparemment le plus beau musée de province,  concernant la Renaissance italienne.
Les Boticelli sont jolis,  mais pas au niveau du Musée des Offices.
Par contre, bcp de commentaires, bien sûr en français.
Début juillet,  c'est le Festival, avec du monde de partout, on m'a dit que c'était une folie.
Bon, je viendrai pas.


Grau du Roi - Avignon

Mardi 2 mai 2017
103 kms

Pas de chance,  il s'est mis à pleuvoir à 7h30.  J'ai donc plié mouillé.
Équipement étanche, je suis prêt à rouler.
Le Grau, Aigues Morte, Galician le long du canal, sous la pluie.
Au dernier village,  plus de piste stabilisée (et on ne m'y reprendra pas de sitôt à me lancer sur un chemin en terre sous la pluie)... Donc au moins 10 kms de détour pour arriver à St Gilles.
De là,  une fois de plus, la voie de halage existe mais pas aménagée: donc route nationale,  avec quelques rares camions,  mais encore de trop.
Arrivée à Beaucaire, direction le camping.  Sur son site,  le Tartarin à Tarascon ne donne pas de prix, mais explique qu'il fait une offre spéciale pour les randonneurs et cyclistes.
Et bien sûr,  il répond pas au téléphone.
Sur place, il me donne un tarif de 16,50€, soit 3€ de moins que l'auberge de jeunesse de Avignon.
Et cest parti pour Avignon.
Une piste longe le Rhône, à côté d'une route et je tricoté entre les 2, suivant l'état de la piste.
Longue journée,  mais bien content d'être arrivé.
Pas de photos 

Frontignan - Grau du roi

Lundi 1er mai 2017
58 kms
Une bonne météo: ciel bleu, pas de vent et presque plat.
Pourtant journée de merde. Après quelques kms, j'atteins un pont sur le canal du Rhône à Sete, Google me donne le choix entre suivre le canal ou passer par l'intérieur des terres.
Grave erreur,  j'ai choisi le canal. Au début, bonne piste, puis gadoueuse. Mais au bout de 100 200 mètres, mon vélo était bloqué: de la boue s'était coincée sous les garde-boue,  sur les freins.
Bloqué,  j'étais bloqué.

J'ai mis une heure pour retrouver la piste stabilisée.
Il fallait que je trouve un karcher pour nettoyer tout ça.  En plus, en séchant, ça devenait dur comme de la pierre.
En plus, toutes les stations de lavage indiquées par Google n'avaient que des rouleaux, il a fallu attendre la Grande Motte pour trouver un jet.
Arrivée à un camping au Grau du Roi,  passage des sacoches sous le robinet,  nettoyage de la chaîne, réglage des garde-boue...
Donc, je ne vous parle pas du chemin, qui doit être joli sous d'autres circonstances.
La cathédrale de Maguelonne, la fiesta à Palavas et les flamands roses.
Donc un pas grand chose peut gacher une journée. 

St Pierre - Frontignan

Dimanche 30 avril 2017
73 kms.
Journée moins agréable.
Au réveil, pas de réseau, au village plus loin, toujours pas de réseau.
J'avais une vague idée de mon chemin,  mais pas près à faire 10 kms de détour.
Il y a eu une brève éclaircie...Le temps de faire un itinéraire avec Maps.
Chemin qui m'a mené le long d'une route avec des dizaines de camping (tous au moins 4*), puis au bord du Canal du Midi.
Déception, la portion entre Portiragne et Agde n'est pas goudronnée, ou inexistante.
Une mauvaise expérience.
De Agde à Marseillan,  j'ai pas trouvé la piste, donc j'étais au bord d'une nationale.
Et les français, c'est pas des espagnols,  ils passent très près.... Peut-être pour se venger, se disant,mais qu'est-ce qu'il fout là,  ce con.
De plus, le vent jouait contre moi.
Pas agréable.
Entre Marseillan et Sete, une piste cyclable longe les dunes.
Horrible.
Vent marin fort, qui balayait du sable en pleine figure.
Je regrettais de ne pas avoir des lunettes de soudeur.
Et en plus c'est une quinzaine de kms.
A sete, la piste est en surplomb de rochers, avec la mer qui fait de grandes éclaboussures sur les rocherd.
Bien sûr,  je me suis ramassé 2 fois la pluie du jet d'eau.
Enfin, Frontignan, où le gérant du camping m'annonce que le département était classé "vigilance orange" et me demande si j'étais sur de vouloir planter ma tente.
Je l'ai solidement planté, mais à côté du bloc des sanitaires... On ne sait jamais.
Finalement,  ça s'est très bien passé. 
Un vrai warrior, je vous dis.
J'ai pas fait de photos,  désolé 

Argeles - St Pierre

Samedi 29 avril 2017
103 kms
Très belle journée.
Grand ciel bleu, pas de vent, température agréable.
Et quasiment tout plat.
Argeles -St Cyprien - Canet entre mer et étang,  avec le Canigou, enneigé en arrière plan: fait et refait, mais toujours agréable. 

Remarquez que la piste est badgee EV8

Entre Le Canet et Barcares,  j'ai roulé avec un vieux (de mon âge, à la limite un peu plus), on a discuté voyage en vélo (il part sous peu faire St Jacques, en groupe, avec véhicule d'assistance, mais au moins 100-120 kms /jours). Donc le chemin a passé vite, juste le temps de voir que l'aménagement de la piste était superbe...et qu'il poussait des gros artichauts en Roussillon.
Les stations se sont égrener :Leucate,  port Leucate,  port la nouvelle...
Et là, un truc super joli: le canal de la Robine. 


Vraiment très joli.
Puis direction Gruissan,  également très joli.

La liaison pour Narbonne Plage et St Pierre est quelconque.
J'avais tout à fait oublié la largeur de la plage de Narbonne,  c'est impressionnant,  mais avec le temps, c'était pas la foule.

J'avais prévu de dormir au camping municipal de St Pierre: j'avais essayé de téléphoner, en vain et sur place,  l'accueil fermait à 17h.
De plus, que des caravanes d'habitués, j'ai donc bivouaquer un peu plus loin, à côté de l'étang de Pissevaches.
J'ai passé une bonne nuit.

vendredi 28 avril 2017

Capmany -Argeles

Vendredi 28 avril 2017
54 kms
Une nuit venteuse et glaciale.
J'étais momifié dans mon sarcophage.
Le plus dur, c'est que tu peux pas te tourner, au risque de s'étouffer.
En plus, il y a une bestiole qui est venue fouiller dans mes affaires et a fait un sort à mon morceau de fromage.
La météo avait prévu une belle journée, donc je m'étais octroyé une 1/2 journée de repos à Argeles,  de repos et lessive dans une machine (c'est quoi cette odeur de bouc en Espagne ?)
Pas de chance,  la météo n'avait pas prévu le vent,  donc une bonne partie du chemin,  en plein dans le pif. Même dans la descente,  j'étais obligé de pédaler pour que ça avance.
A la sortie du Pertuis, le premier panneau EV8., mais le chemin partait dans la nature...pas de risque,  je suis resté sur la nationale. En France,  on a les panneaux et pas forcément les pistes cyclables,  en Espagne,  c'est l'inverse.

Encore, je suis de mauvaise foi,  car au Boulou, j'ai trouvé une piste jusqu'à Argeles,  par hasard.
On A souvent une belle vue sur le Canigou,  et dire qu'il y a quelques années,  dans ma traversée des Pyrénées sur le Grand 10, je suis passé au sommet.
Belle expérience. 
A faire.
Bon, je vais aller me boire une bière,  quoi 3,50€, bienvenue en France.

Gerone - Capmany

Jeudi 27 avril 2017
50 kms
Je quitte mon auberge avec une alternative.  Soit je vais jusqu'en France, au camping de Le Boulou,  soit je m'arrête juste avant la La Jonquerra.
C'est mal barré: il pleut des cordes.
Par contre, j'avais pris mes précautions.
Pantalon étanche qui couvre les chaussures,  3 couches sur le torse, bonnet et couvre-casque,  gant entier et étanche.
Je suis rapidement sorti de la ville et j'avance bien.
Vers 11h, la pluie s'arrête.
Je me trouve un petit square pour manger. Ce square était devant la gare routière.  Oups, à Figueres,  il y a un bus régulier qui vient de Meknès.  C'est un peu comme là-bas.
Bien sûr,  à Figueres,  je passe au marché (comme là-bas),  en ville et devant le musée Dali. Il y avait la queue pour rentrer....mais pas les même personnes.
Deux mondes.


Je reprends mon chemin et là, pas de chance,  le vent s'était levé,  vent de face, bien sûr.
Je mouline, je mouline, et j'avance doucement.
Lorsque j'arrive à la bifurcation pour rejoindre le camping de Capmany,  il n'est que 15h, mais il reste 24 kms jusqu'au prochain,  avec le vent et le col du Pertuis...
Bon je monte à Capmany,  joli camping avec une vue incroyable sur la montagne.
Oui, j'ai gagné le loto


Finalement pas.

jeudi 27 avril 2017

Barcelone - Gerone

Mercredi 26 avril 2017
30 kms.
Et voilà, c'est fini le beau temps: il pleut.
A la sortie de mon auberge,  une bruine, un crachin.
Ça ne change rien, au contraire: j'avais décidé de quitter Barcelone par rail. Une trentaine de kilomètres,  histoire d'être sorti de la ville et retrouver un chemin moins anxiogène.
J'avais repéré hier la gare "Place de Catalogne", les ascenseurs pour descendre aux quais....
Une fois de plus, un train avec un accès vélo et handicapés.
Mais, à Mataro, c'est une autre histoire: il pleut vraiment et il ne fait pas chaud.
Je m'étais fixé une étape de 70 kms et j'ai réservé une auberge de jeunesse à Gerone. Le paysage est triste,  la route est triste. Finalement elle longe la plage, mais entre la plage et la route, y a le rail.
Je passe des villes station balnéaire... et il pleut.
A midi, pour manger mon casse-croûte,  je m'abrite tant bien que mal sous un porche. Un clochard...je déprime.
Et toujours ces rails.
Et encore 40 kms.
Et une gare.
Et je craque.
Una billeta por Girona, por favor.
Et une demi-heure plus tard, j'étais à Gérone. (où il pleuvait aussi)
Une douche bien chaude, puis j'ai guetté la fin de la pluie pour faire un tour en ville.
Que c'est triste une ville par temps gris et froid.
Un peu de cuisine à l'auberge et au lit.
Pas de photos aujourd'hui

mardi 25 avril 2017

Tarragone - Barcelone

Mardi 25 avril 2017
55 kms en vélo + 43 en train
Les puristes vont hurler...
Barcelone est une agglomération de plus de 5 millions d'habitants,  donc très loin, on est déjà dans les zones commerciales et industrielles. De plus l'aéroport se trouve sur la route ainsi qu'une partie du port.
Aucun intérêt.
De plus Barcelone est quadrillé par des voies de 3ou 4 voies à sens unique,  alors avec mon petit vélo, je pèse pas lourd.
La sortie de Tarragone à été simple, rapidement j'ai trouvé ma nationale,  sans bcp de trafic. J'ai compris que par endroit, elle était doublée par une 340 a en plus de l'autoroute.
Après quelques kms, Google m'a dirigé vers la promenade en front de mer. Une fois de plus avec des stations que je ne connaissais pas du tout, mais avec du monde et même des hôtels de luxe, style Le Méridien.
Promenade bien agréable,  avant d'arriver à Sitges.
Les trains sont prévus pour accueillir les vélos.

A Barcelone,  mon auberge est à 5 minutes de la gare.
Pas vraiment,  une petite auberge: sur 6 niveaux avec une piscine sur le toit mais 150 lits.
Bon, c'est très propre, très fonctionnel,  genre chaque lit à une lampe,prise de courant et rangement en tête de lit.
A 16 h, je suis parti en vadrouille,  direction les Rambla,  Mercat,  Barrio Gothique.
Une foule des grands jours de partout.
C'est la n-ieme fois que je viens, je ne me souvenais pas de cette affluence.







lundi 24 avril 2017

Ampolla - Tarragone

Lundi 24 avril 2017
70 kms
J'ai quitté le camping pour rejoindre rapidement la nationale 340.
Rapidement, c'est le terme exact pour qualifier ma matinée.
J'ai bien monté, mais aussi bien descendu, normal, je partais du bord de mer pour y revenir.
Vers 13 h, j'étais à Cambrils,  une élégante et fréquentée station balnéaire.

J'ai suivi une piste cyclable le long de la plage.
Un certain nombre d'hôtels était plein, comme en plein été (du moins, je suppose)


Sûrement des hôtels travaillant avec des voyagistes faisant un package pas cher.
A Salou,  j'ai vu et entendu une attraction du parc Port Aventura. Ça a l'air énorme

A 15 h, j'étais à Tarragone. La ville a de nombreux vestiges romains, et est classé au patrimoine mondial de l'humanité pour cela.
Ils ont développé une appli pour te remettre en réalité virtuelle du 2 ème siècle.
Bon, jolie ville mais moins que Valence ou Séville.
Je dors dans une auberge de jeunesse, en plein centre, sympathique,  propre et plein de jeunes !!

Peniscola - Ampolla

Dimanche 23 avril 2017
65 kms
Encore une journée paisible.
Je reprends mon voyage vers le nord en suivant la côte, Benicarlo,  Vinaros avant de rejoindre le delta de l'Ebre.
J'étais surpris de voir les champs d'artichauts encore en production, car début février,  c'est déjà la saison !!

Non, c'est pas des abricots, mais des amandes 

Après St Carle de Rapida,  Google m'emmène à nouveau à travers les rizières.
Je me demandais quand elles étaient sous eaux,  et bien c'est maintenant qu'on les remplie.

Après c'est sûrement différent de l'Asie, car je vois mal les paysans repiqué tous ces hectares avec des plants de riz, d'ailleurs je n'ai vu nulle part de pépinière de plants de riz.
Je vais chercher le processus de culture sur le net.
Arrivée au camping de Ampolla, après mon installation,  j'ai été faire un tour au village... Circuler, y a rien à voir.

Benicassim - Peniscola

Samedi 22 avril 2017
58 kms
Petite journée
Je quitte Benicassim par une Via Verde pour rejoindre Orpessa.


Il devait avoir un réseau ferré extraordinaire, en partie transformé en piste cyclable. C'est souvent très joliment aménagé,  manque juste un effort pour la signalisation et peut-être des jonctions entre les différentes portions pour en faire un réseau.
Après Orpessa,  toujours par des voies pour cycliste, je traverse des stations balnéaires qui doivent vivre 3 mois dans l'année.
Impressionnant,  et en plus, on voit plein d'immeubles abandonnés avant la fin de la construction ou des lotissements viabilisés mais en friche.
J'arrive de bonne heure à mon camping (habituel) de Peniscola.

Je ne suis pas le seul à apprécier car il est quasiment complet.
Un petit tour en ville, un peu de monde sur la plage,  un peu de monde sur les terrasses... C'est pas encore la saison.
Mais une petite ambiance familiale.

Valence - Benicassim

Ni Vendredi 21 avril 2017
88 kms
Encore une étape longue, je le savais. Mais pour des raisons d'hébergement, de découpage des étapes suivantes, je l'acceptais. 



Pour sortir de Valence, aucun problème,  j'ai collé mon téléphone au guidon et j'ai suivi le petit point bleu.
Des pistes cyclables dans tous les sens, les villes espagnoles ont vraiment fait un effort.
Après Google me promène dans la nature, c'est joli, mais on avance pas vraiment. Je suis l'option CV 21, pensant que c'était une petite route sympa, ben non, une 4 voies et je me retrouve sur la voie de service... Une fois de plus, ça avance pas.
A midi, je suis à Sagunt et pas 30 kms au compteur.
Aux grands maux, les grands moyens.
Je prends la nationale 340, finalement pas trop de trafic et le bas-côté est large, mais ça avance.
Je fais une pause à Castello de Plana.
Puis je trouve une piste cyclable qui m'emmène jusqu'à Benicassim.
J'avais oublié combien c'est grand et étendu.
Je suis passé devant les fameuses villas américaines, me disant que je reviendrais plus tard pour faire les photos, et trop crevé donc pas de photos.
En bref, au début du XX siècle,  les riches de Castello et Valence ont élu Benicassim comme lieu de villégiature.
Ils y construisent des villas pour des fêtes folles, où tout le gratin de la société espagnole se pressait. Il en reste 27.
Le Touquet Paris Plage au bord de la Méditerranée.
Donc pas de photos (qu'on trouvera facilement sur le net),  ni d'ailleurs.
Ce fut pour moi une journée difficile,  peut-être car j'avais mal dormi (bu un coca avec mon repas du soir, ça ne pardonne pas)peut-être le fait d'avoir trop traîner le matin.
Et en plus, au camping,  on me demande 16€ pour une place pourri, juste envie de dormir.

jeudi 20 avril 2017

Oliva - Valence

Jeudi 20 avril 2017
85 kms

Départ 8h30.
La mer gronde, pourtant le vent n'est guère fort ?
Par contre,  le thermomètre n'affiche que 17 degrés.
J'ai gardé mon pantalon et ma polaire toute la journée.
J'avais le vent 1/3 arrière, donc j'avance bien.
D'abord,  les champs d'orangers succèdent aux champs d'orangers.
Je craignais un peu l'odeur forte des fleurs, mais avec la météo, il y a peut-être moins de diffusion. 
C'était agréable.
Après 40 kms,  Culera, on aborde les rizières, à perte de vue.
Pour le moment,  c'est des champs ordinaires, on voit bien les murets de séparation des parcelles.
Je ne sais pas quand ils plantent le riz, ni quand ils mettent en eau, mais fin septembre,  on récolte, pas avec la faucille et le chapeau conique,  mais avec des moissonneuse-batteuse sur chenilles comme des panzers.
Il faut bien le trouver quelque part le riz pour faire la paella.

Google me guide bien pour trouver les pistes cyclables pour rejoindre mon Aj.

Valence est une ville extraordinaire pour les cyclistes. On a détourné le fleuve qui traversait la ville pour en faire une coulée verte: c'est magnifique.
J'ai trouvé facilement mon auberge, au centre-ville. Elle est magnifique.
Quart youth Hostel.
Petite promenade: c'est magnifique.
Vous l'avez compris, je suis sous le charme.
Faudra que je me prévois de revenir, pour visiter plus avant. (on avait déjà passé une journée il y a 2 ans,  mais ça vaut plus, donc à préparer davantage.)

Demain encore une grosse journée pour arriver jusqu'au camping de Benicassim.
Et c'est là qu'on se rend compte que Google nous flique...Car quand j'ai tapé sur le pictogramme du camping sur Maps, Google m'annonce :" vous avez été là le 3 février 2015".
Flippant.

mercredi 19 avril 2017

Benidorn - Oliva

Hi Mercredi 19 avril 2017
65 kms
Je suis parti de bonne heure de Benidorn,  l'avantage de ne pas avoir à plier la tente.
Direction Altea.
La plage a perdu son sable (cailloux), la ville a gagné en charme.



Le front de mer est propret: terrasses avenants, commerces bourgeois ouvrant sur une promenade paisible.
Aujourd'hui, pas si paisible que ça car le vent souffle fort.
A l'entrée du village,  l'aire de stationnement des camping-cars est bondée.
Au loin, je vois ma route qui traverse la montagne.... Allez c'est si haut.  Il faut bien se consoler. 

Finalement je passe sans difficulté le premier col (il y a même un tunnel), mais ça monte et descend pendant 30 kms.
Pour arriver dans la plaine côtière de Valence.
J'arrive à 15h à mon camping d'étape, le Rio Mar.
Il y a quelques années, on y avait passé quelques jours en septembre,  bien agréable,  surtout le petit restaurant était très bon et pas cher.
Aujourd'hui,  le camping est toujours plein, mais il fait un vent à décorner un taureau. Personne sur la plage, à part 3 ou 4 kitesurfeurs, et une mamie qui sort son chien 20 mètres devant le camping.
Mortel. 

Je me réfugie au bar, écrire, lire, calculer (mes prochaines étapes) au chaud, avec vue sur la mer en furie.

Ah oui, j'ai oublié de préciser que le ciel était couvert toute la journée, la température fraîche (20-23 degrés).
Mais le vent ne m'a pas gêné pour ma progression.
Bon, je vais aller faire des prières pour que ça s'améliore.

mardi 18 avril 2017

Santa Pola - Benidorn

Mardi 18 avril 2017
67 kms
Aujourd'hui j'ai voulu faire le plus fin et ne pas suivre les conseils de Google.
Il voulait à tout prix me faire passer par la nationale 332. J'avais peur du trafic et du dénivelé. J'ai donc suivi un maximum le bord de mer... pour finalement quand même être obligé de la prendre, mais j'ai fait 7 kms de plus et la portion que j'ai fait sur la nationale était plutôt agréable.
Grrr.
Bon, y a des endroits qui sont bien bétonnés,mais on longe aussi des plages sans aucune construction. 

Alicante, de loin, a l'air monstrueux, mais quand on se trouve sur la promenade devant le port, c'est plutôt réussi. 


Un autre village, que je connaissais, La Vila Joiosa,  est haut en couleur. 

Puis l'arrivée à Benidorn,  avec ses centaines d'immeubles de plusieurs dizaines d'étages.
Impressionnant.
Bcp n'aime pas, moi si.



Moins qu'au mois de février, Benidorn reste une destination pour les vieux.
Ils sont mieux ici que devant leurs télé en Angleterre, Irlande ou en France.
Ça reste du tourisme de masse low cost, mais ça permet à bcp de se payer du soleil hors saison.
Les Antilles ne sont pas au même prix.
Les espagnols en général, ici tout particulièrement,  ont fait des efforts pour accueillir cette population.
Par exemple,  l'accès au plage pour les handicapés, la location de matériel spécifique....


Pour ma part, je voulais aller au camping et j'ai bien fait de téléphoner: la plupart des campings voulait près de 40€ pour ma malheureuse tente.
J'ai trouvé un hôtel sur Booking pour 25€ avec petit déjeuner.
Bien sûr,  plein de monde sur les plages, car il a fait beau, encore qu'à un moment donné c'était couvert.
Autre chose qui m'a interpellé: la piste cyclable au milieu de la route.
Au moins, on est à l'abri des ouvertures de portières,  des voitures garées sur la piste....
Allez, à demain pour de nouvelles aventures