vendredi 28 avril 2017

Capmany -Argeles

Vendredi 28 avril 2017
54 kms
Une nuit venteuse et glaciale.
J'étais momifié dans mon sarcophage.
Le plus dur, c'est que tu peux pas te tourner, au risque de s'étouffer.
En plus, il y a une bestiole qui est venue fouiller dans mes affaires et a fait un sort à mon morceau de fromage.
La météo avait prévu une belle journée, donc je m'étais octroyé une 1/2 journée de repos à Argeles,  de repos et lessive dans une machine (c'est quoi cette odeur de bouc en Espagne ?)
Pas de chance,  la météo n'avait pas prévu le vent,  donc une bonne partie du chemin,  en plein dans le pif. Même dans la descente,  j'étais obligé de pédaler pour que ça avance.
A la sortie du Pertuis, le premier panneau EV8., mais le chemin partait dans la nature...pas de risque,  je suis resté sur la nationale. En France,  on a les panneaux et pas forcément les pistes cyclables,  en Espagne,  c'est l'inverse.

Encore, je suis de mauvaise foi,  car au Boulou, j'ai trouvé une piste jusqu'à Argeles,  par hasard.
On A souvent une belle vue sur le Canigou,  et dire qu'il y a quelques années,  dans ma traversée des Pyrénées sur le Grand 10, je suis passé au sommet.
Belle expérience. 
A faire.
Bon, je vais aller me boire une bière,  quoi 3,50€, bienvenue en France.

Gerone - Capmany

Jeudi 27 avril 2017
50 kms
Je quitte mon auberge avec une alternative.  Soit je vais jusqu'en France, au camping de Le Boulou,  soit je m'arrête juste avant la La Jonquerra.
C'est mal barré: il pleut des cordes.
Par contre, j'avais pris mes précautions.
Pantalon étanche qui couvre les chaussures,  3 couches sur le torse, bonnet et couvre-casque,  gant entier et étanche.
Je suis rapidement sorti de la ville et j'avance bien.
Vers 11h, la pluie s'arrête.
Je me trouve un petit square pour manger. Ce square était devant la gare routière.  Oups, à Figueres,  il y a un bus régulier qui vient de Meknès.  C'est un peu comme là-bas.
Bien sûr,  à Figueres,  je passe au marché (comme là-bas),  en ville et devant le musée Dali. Il y avait la queue pour rentrer....mais pas les même personnes.
Deux mondes.


Je reprends mon chemin et là, pas de chance,  le vent s'était levé,  vent de face, bien sûr.
Je mouline, je mouline, et j'avance doucement.
Lorsque j'arrive à la bifurcation pour rejoindre le camping de Capmany,  il n'est que 15h, mais il reste 24 kms jusqu'au prochain,  avec le vent et le col du Pertuis...
Bon je monte à Capmany,  joli camping avec une vue incroyable sur la montagne.
Oui, j'ai gagné le loto


Finalement pas.

jeudi 27 avril 2017

Barcelone - Gerone

Mercredi 26 avril 2017
30 kms.
Et voilà, c'est fini le beau temps: il pleut.
A la sortie de mon auberge,  une bruine, un crachin.
Ça ne change rien, au contraire: j'avais décidé de quitter Barcelone par rail. Une trentaine de kilomètres,  histoire d'être sorti de la ville et retrouver un chemin moins anxiogène.
J'avais repéré hier la gare "Place de Catalogne", les ascenseurs pour descendre aux quais....
Une fois de plus, un train avec un accès vélo et handicapés.
Mais, à Mataro, c'est une autre histoire: il pleut vraiment et il ne fait pas chaud.
Je m'étais fixé une étape de 70 kms et j'ai réservé une auberge de jeunesse à Gerone. Le paysage est triste,  la route est triste. Finalement elle longe la plage, mais entre la plage et la route, y a le rail.
Je passe des villes station balnéaire... et il pleut.
A midi, pour manger mon casse-croûte,  je m'abrite tant bien que mal sous un porche. Un clochard...je déprime.
Et toujours ces rails.
Et encore 40 kms.
Et une gare.
Et je craque.
Una billeta por Girona, por favor.
Et une demi-heure plus tard, j'étais à Gérone. (où il pleuvait aussi)
Une douche bien chaude, puis j'ai guetté la fin de la pluie pour faire un tour en ville.
Que c'est triste une ville par temps gris et froid.
Un peu de cuisine à l'auberge et au lit.
Pas de photos aujourd'hui

mardi 25 avril 2017

Tarragone - Barcelone

Mardi 25 avril 2017
55 kms en vélo + 43 en train
Les puristes vont hurler...
Barcelone est une agglomération de plus de 5 millions d'habitants,  donc très loin, on est déjà dans les zones commerciales et industrielles. De plus l'aéroport se trouve sur la route ainsi qu'une partie du port.
Aucun intérêt.
De plus Barcelone est quadrillé par des voies de 3ou 4 voies à sens unique,  alors avec mon petit vélo, je pèse pas lourd.
La sortie de Tarragone à été simple, rapidement j'ai trouvé ma nationale,  sans bcp de trafic. J'ai compris que par endroit, elle était doublée par une 340 a en plus de l'autoroute.
Après quelques kms, Google m'a dirigé vers la promenade en front de mer. Une fois de plus avec des stations que je ne connaissais pas du tout, mais avec du monde et même des hôtels de luxe, style Le Méridien.
Promenade bien agréable,  avant d'arriver à Sitges.
Les trains sont prévus pour accueillir les vélos.

A Barcelone,  mon auberge est à 5 minutes de la gare.
Pas vraiment,  une petite auberge: sur 6 niveaux avec une piscine sur le toit mais 150 lits.
Bon, c'est très propre, très fonctionnel,  genre chaque lit à une lampe,prise de courant et rangement en tête de lit.
A 16 h, je suis parti en vadrouille,  direction les Rambla,  Mercat,  Barrio Gothique.
Une foule des grands jours de partout.
C'est la n-ieme fois que je viens, je ne me souvenais pas de cette affluence.







lundi 24 avril 2017

Ampolla - Tarragone

Lundi 24 avril 2017
70 kms
J'ai quitté le camping pour rejoindre rapidement la nationale 340.
Rapidement, c'est le terme exact pour qualifier ma matinée.
J'ai bien monté, mais aussi bien descendu, normal, je partais du bord de mer pour y revenir.
Vers 13 h, j'étais à Cambrils,  une élégante et fréquentée station balnéaire.

J'ai suivi une piste cyclable le long de la plage.
Un certain nombre d'hôtels était plein, comme en plein été (du moins, je suppose)


Sûrement des hôtels travaillant avec des voyagistes faisant un package pas cher.
A Salou,  j'ai vu et entendu une attraction du parc Port Aventura. Ça a l'air énorme

A 15 h, j'étais à Tarragone. La ville a de nombreux vestiges romains, et est classé au patrimoine mondial de l'humanité pour cela.
Ils ont développé une appli pour te remettre en réalité virtuelle du 2 ème siècle.
Bon, jolie ville mais moins que Valence ou Séville.
Je dors dans une auberge de jeunesse, en plein centre, sympathique,  propre et plein de jeunes !!

Peniscola - Ampolla

Dimanche 23 avril 2017
65 kms
Encore une journée paisible.
Je reprends mon voyage vers le nord en suivant la côte, Benicarlo,  Vinaros avant de rejoindre le delta de l'Ebre.
J'étais surpris de voir les champs d'artichauts encore en production, car début février,  c'est déjà la saison !!

Non, c'est pas des abricots, mais des amandes 

Après St Carle de Rapida,  Google m'emmène à nouveau à travers les rizières.
Je me demandais quand elles étaient sous eaux,  et bien c'est maintenant qu'on les remplie.

Après c'est sûrement différent de l'Asie, car je vois mal les paysans repiqué tous ces hectares avec des plants de riz, d'ailleurs je n'ai vu nulle part de pépinière de plants de riz.
Je vais chercher le processus de culture sur le net.
Arrivée au camping de Ampolla, après mon installation,  j'ai été faire un tour au village... Circuler, y a rien à voir.

Benicassim - Peniscola

Samedi 22 avril 2017
58 kms
Petite journée
Je quitte Benicassim par une Via Verde pour rejoindre Orpessa.


Il devait avoir un réseau ferré extraordinaire, en partie transformé en piste cyclable. C'est souvent très joliment aménagé,  manque juste un effort pour la signalisation et peut-être des jonctions entre les différentes portions pour en faire un réseau.
Après Orpessa,  toujours par des voies pour cycliste, je traverse des stations balnéaires qui doivent vivre 3 mois dans l'année.
Impressionnant,  et en plus, on voit plein d'immeubles abandonnés avant la fin de la construction ou des lotissements viabilisés mais en friche.
J'arrive de bonne heure à mon camping (habituel) de Peniscola.

Je ne suis pas le seul à apprécier car il est quasiment complet.
Un petit tour en ville, un peu de monde sur la plage,  un peu de monde sur les terrasses... C'est pas encore la saison.
Mais une petite ambiance familiale.

Valence - Benicassim

Ni Vendredi 21 avril 2017
88 kms
Encore une étape longue, je le savais. Mais pour des raisons d'hébergement, de découpage des étapes suivantes, je l'acceptais. 



Pour sortir de Valence, aucun problème,  j'ai collé mon téléphone au guidon et j'ai suivi le petit point bleu.
Des pistes cyclables dans tous les sens, les villes espagnoles ont vraiment fait un effort.
Après Google me promène dans la nature, c'est joli, mais on avance pas vraiment. Je suis l'option CV 21, pensant que c'était une petite route sympa, ben non, une 4 voies et je me retrouve sur la voie de service... Une fois de plus, ça avance pas.
A midi, je suis à Sagunt et pas 30 kms au compteur.
Aux grands maux, les grands moyens.
Je prends la nationale 340, finalement pas trop de trafic et le bas-côté est large, mais ça avance.
Je fais une pause à Castello de Plana.
Puis je trouve une piste cyclable qui m'emmène jusqu'à Benicassim.
J'avais oublié combien c'est grand et étendu.
Je suis passé devant les fameuses villas américaines, me disant que je reviendrais plus tard pour faire les photos, et trop crevé donc pas de photos.
En bref, au début du XX siècle,  les riches de Castello et Valence ont élu Benicassim comme lieu de villégiature.
Ils y construisent des villas pour des fêtes folles, où tout le gratin de la société espagnole se pressait. Il en reste 27.
Le Touquet Paris Plage au bord de la Méditerranée.
Donc pas de photos (qu'on trouvera facilement sur le net),  ni d'ailleurs.
Ce fut pour moi une journée difficile,  peut-être car j'avais mal dormi (bu un coca avec mon repas du soir, ça ne pardonne pas)peut-être le fait d'avoir trop traîner le matin.
Et en plus, au camping,  on me demande 16€ pour une place pourri, juste envie de dormir.

jeudi 20 avril 2017

Oliva - Valence

Jeudi 20 avril 2017
85 kms

Départ 8h30.
La mer gronde, pourtant le vent n'est guère fort ?
Par contre,  le thermomètre n'affiche que 17 degrés.
J'ai gardé mon pantalon et ma polaire toute la journée.
J'avais le vent 1/3 arrière, donc j'avance bien.
D'abord,  les champs d'orangers succèdent aux champs d'orangers.
Je craignais un peu l'odeur forte des fleurs, mais avec la météo, il y a peut-être moins de diffusion. 
C'était agréable.
Après 40 kms,  Culera, on aborde les rizières, à perte de vue.
Pour le moment,  c'est des champs ordinaires, on voit bien les murets de séparation des parcelles.
Je ne sais pas quand ils plantent le riz, ni quand ils mettent en eau, mais fin septembre,  on récolte, pas avec la faucille et le chapeau conique,  mais avec des moissonneuse-batteuse sur chenilles comme des panzers.
Il faut bien le trouver quelque part le riz pour faire la paella.

Google me guide bien pour trouver les pistes cyclables pour rejoindre mon Aj.

Valence est une ville extraordinaire pour les cyclistes. On a détourné le fleuve qui traversait la ville pour en faire une coulée verte: c'est magnifique.
J'ai trouvé facilement mon auberge, au centre-ville. Elle est magnifique.
Quart youth Hostel.
Petite promenade: c'est magnifique.
Vous l'avez compris, je suis sous le charme.
Faudra que je me prévois de revenir, pour visiter plus avant. (on avait déjà passé une journée il y a 2 ans,  mais ça vaut plus, donc à préparer davantage.)

Demain encore une grosse journée pour arriver jusqu'au camping de Benicassim.
Et c'est là qu'on se rend compte que Google nous flique...Car quand j'ai tapé sur le pictogramme du camping sur Maps, Google m'annonce :" vous avez été là le 3 février 2015".
Flippant.

mercredi 19 avril 2017

Benidorn - Oliva

Hi Mercredi 19 avril 2017
65 kms
Je suis parti de bonne heure de Benidorn,  l'avantage de ne pas avoir à plier la tente.
Direction Altea.
La plage a perdu son sable (cailloux), la ville a gagné en charme.



Le front de mer est propret: terrasses avenants, commerces bourgeois ouvrant sur une promenade paisible.
Aujourd'hui, pas si paisible que ça car le vent souffle fort.
A l'entrée du village,  l'aire de stationnement des camping-cars est bondée.
Au loin, je vois ma route qui traverse la montagne.... Allez c'est si haut.  Il faut bien se consoler. 

Finalement je passe sans difficulté le premier col (il y a même un tunnel), mais ça monte et descend pendant 30 kms.
Pour arriver dans la plaine côtière de Valence.
J'arrive à 15h à mon camping d'étape, le Rio Mar.
Il y a quelques années, on y avait passé quelques jours en septembre,  bien agréable,  surtout le petit restaurant était très bon et pas cher.
Aujourd'hui,  le camping est toujours plein, mais il fait un vent à décorner un taureau. Personne sur la plage, à part 3 ou 4 kitesurfeurs, et une mamie qui sort son chien 20 mètres devant le camping.
Mortel. 

Je me réfugie au bar, écrire, lire, calculer (mes prochaines étapes) au chaud, avec vue sur la mer en furie.

Ah oui, j'ai oublié de préciser que le ciel était couvert toute la journée, la température fraîche (20-23 degrés).
Mais le vent ne m'a pas gêné pour ma progression.
Bon, je vais aller faire des prières pour que ça s'améliore.

mardi 18 avril 2017

Santa Pola - Benidorn

Mardi 18 avril 2017
67 kms
Aujourd'hui j'ai voulu faire le plus fin et ne pas suivre les conseils de Google.
Il voulait à tout prix me faire passer par la nationale 332. J'avais peur du trafic et du dénivelé. J'ai donc suivi un maximum le bord de mer... pour finalement quand même être obligé de la prendre, mais j'ai fait 7 kms de plus et la portion que j'ai fait sur la nationale était plutôt agréable.
Grrr.
Bon, y a des endroits qui sont bien bétonnés,mais on longe aussi des plages sans aucune construction. 

Alicante, de loin, a l'air monstrueux, mais quand on se trouve sur la promenade devant le port, c'est plutôt réussi. 


Un autre village, que je connaissais, La Vila Joiosa,  est haut en couleur. 

Puis l'arrivée à Benidorn,  avec ses centaines d'immeubles de plusieurs dizaines d'étages.
Impressionnant.
Bcp n'aime pas, moi si.



Moins qu'au mois de février, Benidorn reste une destination pour les vieux.
Ils sont mieux ici que devant leurs télé en Angleterre, Irlande ou en France.
Ça reste du tourisme de masse low cost, mais ça permet à bcp de se payer du soleil hors saison.
Les Antilles ne sont pas au même prix.
Les espagnols en général, ici tout particulièrement,  ont fait des efforts pour accueillir cette population.
Par exemple,  l'accès au plage pour les handicapés, la location de matériel spécifique....


Pour ma part, je voulais aller au camping et j'ai bien fait de téléphoner: la plupart des campings voulait près de 40€ pour ma malheureuse tente.
J'ai trouvé un hôtel sur Booking pour 25€ avec petit déjeuner.
Bien sûr,  plein de monde sur les plages, car il a fait beau, encore qu'à un moment donné c'était couvert.
Autre chose qui m'a interpellé: la piste cyclable au milieu de la route.
Au moins, on est à l'abri des ouvertures de portières,  des voitures garées sur la piste....
Allez, à demain pour de nouvelles aventures 

Torricella - Santa Pola

Lundi 17 avril 2017
27 kms
Tout le monde a entendu parler du syndrome de la jambe amputée.
Le patient souffre de la jambe qu'il n'a plus.
J'ai été victime de ce syndrome.
Je me suis rendu à un rendez-vous que je n'avais plus.
J'ai donc pris le train pour aller à Santa Pola.
Aujourd'hui est ma journée sans vélo.
Soit je pédalais pour me rendre à Mazagon (où les 2 campings sont des 4*), soit c'était le train.
Lorca, (un nom qui semble connu,mais c'est l'écrivain qui est connu) est une ville d'une centaine de milliers d'habitants.
Un tremblement de terre le 11/5/2011 à tué 9 personnes et partiellement détruit le centre historique.
La propriétaire du camping implique le déclin de son commerce à ce fait. (j'ai pas osé lui dire qu'il était pourri, avec le bruit de l'autoroute,  des installations datées,  et surtout au milieu de nulle part).
Ils organisent aussi un défilé de la Semaine Sainte, avec soldats romains... qu'ils espèrent faire classer Patrimoine de l'humanité.
J'ai donc pris mon train pour sortir à Elche.
Le commun des mortels ne connaît pas mais il y a un jardin magnifique, avec un palmier à 8 branches.
La ville est aussi classée Patrimoine de l'humanité pour sa palmeraie,  la plus grande d'Europe,  plus de 200 000 arbres.(biologiquement,  c'est pas exact,  le palmier n'est pas un arbre, mais une herbe géante) 

Un peu de vélo pour me dégourdir les jambes et me voilà au camping.
Lavage, recurage et rien-foutage: le programme de l'après-midi.
Rien-foutage au bord de la plage...on se serait dit au mois d'août. 

Vers 19h, petite promenade le long du port (immense),  à défaut de bain de mer, un bain de foule.
Vers 20h, je me suis mis en quête d'un restaurant... J'ai 2 heures d'avance.
Sur les terrasses,  on boit, on palabre,  mais on ne mange pas encore.
J'ai fini par trouver un endroit où il y avait déjà des touristes attablés.
Allez une petite paella,  c'est la région.

Même à 10€, c'était encore trop cher... Comme quoi il faut jamais aller dans les restaurants à touristes
Allez.  A guter

dimanche 16 avril 2017

Fines -Torricella

Dimanche 16 avril 2017
Dimanche de Pâques
76 kms
677 m de dénivelé +
Rendons hommage en ce dimanche, non au Bon Dieu,  mais à Google.
Je reprends ce matin ma nationale A334, mais après 100 m,  rond-point,  ma 2 voies se transforme en 2x2 voies, Andalusia 334 en Autopista 334.
Un panneau interdisait l'accès aux piétons, mobylettes, chevaux...mais pas aux cyclistes.
Google a-t-il lu ce panneau ?
Et il a bien fait, car l'accotement était large et guère de voitures.
J'ai bien roulé.
Mais, au bout de 20 kms, ma route arrive sur un T, autoroute à droite vers Almeria, à gauche vers Murcie.
Dans les 2 sens interdit aux vélos.
Je regarde Maps...pas de pbs.
Je me retrouve sur une piste, le long, dans un Rio desséché.
Magnifique,  un peu difficile car beaucoup de sable et au bout de quelques kms j'ai retrouvé une nationale.
Comment Google peut il connaître cette piste?
Quelle puissance de calcul pour la trouver?
Bon, à l'automne,  pour aller chercher mes champignons,  Google doit sûrement connaître les bons endroits !!
Bon, cette plaisanterie m'a quand même pris plus de 2 heures,  que j'aurais pu éviter en montant sur l'autoroute pendant 3 kms.
Mais le paysage valait le déplacement.





Google m'avait déjà fait le coup en trouvant un camino agricola,  ou un sentier de randonnée... mais là.
Il ne reste plus qu'à faire comme pour les itinéraires voitures (éviter autoroute,  péage),  une option éviter piste, montée..
Le paysage s'est ouvert, je m'éloigne de la montagne. Je vais ouest vers l'est. L'eau coule nord sud,  donc je rencontre de nombreuses rambla,  asséchées en ce moment,  mais on imagine facilement la puissance lorsqu'il pleut.
Par contre, il y a des cultures, mais loin d'être intensives.


Finalement je suis arrivé au camping trouvé grâce à Google 
J'ai de la chance, dans une semaine, il ferme définitivement. 
Joyeuses Pâques à tous

Freila - Fines

15 avril 2017
78 kms
J'ai traîné un peu au camping, fait un peu d'entretien du vélo... et peut-être l'appréhension de remonter la longue pente que j'avais descendu hier.
Finalement je l'ai monté sans souci, c'est ça d'être frais du matin.
Il me fallait trouver du pain (j'en ai encore,  mais je peux casser des cailloux avec), donc petit tour à Baza. Joli petite ville....avec tous les magasins fermés.
J'ai quand même trouvé mon bonheur.
Une grande montée pour sortir, puis des kilomètres de descente.
Le rêve,  au point que j'en ai oublié pourquoi j'étais là.
Prendre une Via Verde,  que je n'ai pas trouvé, mais pas trop cherché non plus.
Le paysage est joliment sauvage. De la garrigue,  quelques amandiers, oliviers,  champs de céréales.... mais plantés sans conviction. 



Par exemple dans les champs de blé, pas tous les épis au garde-à-vous, en rang et la même hauteur et couleur, c'est plutôt des petits, des grands, des beaux verts et d'autres plus jaunes,  avec de jolies fleurs un peu partout.
La seule chose qui a bien poussé, c'est les éoliennes. La couleur de la terre varie du terre de Sienne au gris-blanc.
J'ai longé la nationale,  sans problème, ni circulation.
J'ai fait de nombreuses poses, dans des bars ou en pleine nature...C'est agréable d'avoir le temps et pas la pression d'arriver à tel endroit. A 19h, j'ai quitté la nationale pour me trouver un petit coin abrité des regards pour planter ma tente. 
Bonne nuit.