Mercredi 10 mai 2017
22 kms
C'est mon dernier jour.
Je prends le train pour rentrer: 4 changements de Ter.
Tout ça car les Tgv n'acceptent pas les vélos. Positivons: ça reviens aussi moins cher.
Donc, on a quitté notre château à la fraîche, c'est le cas de le dire car à 8h du matin, il ne faisait que 7 degrés.
Dormir sous la tente avec 3 degrés n'est pas très agréable, pas qu'il fasse froid, mais il fait une humidité terrible. Un maximum de condensation se forme sur ma simple toile, que j'éponges avec une petite lavette, mais n'empêche.
Rapidement, ça s'est réchauffé.
A 11h15, on était à la gare de Châlon.
Marie n'avait pas encore décidé si elle continuait ou si elle rentrait à Paris.
Les prévisions météo pour demain l'ont sûrement décider: son train est parti juste avant le mien.
Bon, on s'est promis de "cycloter" (c'est son terme pour faire du cyclo-tourisme) ensemble sur une longue durée... reste plus qu'à trouver une destination qui nous convienne à tous les deux.
Pour ma part, je suis partant pour une traversée de l'Amérique du Nord, genre Vancouver -Mexico.
Elle non.
Pas encore rentré, déjà en train de méditer au prochain voyage.
C'est beau d'être retraité.
mercredi 10 mai 2017
Gigny -Châlon sur Saône
Montmerle - Gigny (les 2, sur Saône)
78 kms
Demain, je prends le train pour rentrer à Strasbourg.
Donc, on va s'approcher le plus possible de la gare de départ, Châlons sur Saône.
On dormira ce soir au camping de Gigny.
Pour accentuer la difficulté, on commence par 20 kms de chemin de halage, non viabilisé. J'ai souffert le martyr: froid, puis mal aux fesses, puis mal au dos....et seulement 10 kms de fait.
J'ai tenu jusqu'au café à Cormoranche, où j'ai pris un comprimé de Voltarene.
Marie, ex infirmière libérale, m'a fortement déconseillé de prendre des anti-inflammatoires à la légère, surtout que les comprimés étaient périmés depuis 2 ans. Mais je savais qu'il restait 60 kms à faire et que je ne tiendrait pas sans soulager ce mal de dos.
On est parvenu à Mâcon avant la fermeture de l'office de tourisme et Marie a pu faire le plein de brochures, cartes...
Et c'est reparti.
Toujours le vent.
On plafonnait à 10 kms /h.
On avance pas.
Marie, de temps en temps, tente une échappée, mais au premier carrefour, elle m'attends, c'est moi le Maître de Google. A un moment, on est fourbu au point de pousser le vélo un temps, pour soulager les fesses, le dos,...
A Tournus, une petite bière pour huiler toutes ces articulations.
Et c'est reparti.
Encore 10 kms.
On arrive enfin.
Castel camping, 5*.
Français facultatif, que des anglais et hollandais.
Très beau cadre, château avec gîtes, camping dans le parc, sous les grands arbres.
Bien sûr, piscine, bar and Shop.
Sanitaires nickel.
Bravo.
17,20€ pour 2
Même pas cher.
St Vallier - Montmerle sur Saône
Lundi 8 mai 2017
72 kms + 72 kms en train.
On a décidé de ne pas traverser Lyon à vélo: pas de piste cyclable, trop de voitures, trop de zones industrielles ou commerciales.
Mon Google me donne les horaires des trains: 14h19 de Vienne à Villefranche sur Saône avec changement à Lyon.
Donc, on a 62 kms à faire dans la matinée. Ça met un peu la pression.
On va quand même boire un café à Sestrieres et manger en cours de route.
On arrive à 14h10 à la gare...Le train a 20 minutes de retard.
On traverse Lyon sans encombre et on arrive à Villefranche.
On sort de la ville facilement avec Google. On longe une voie ferrée et une autoroute, qu'on doit traverser pour atteindre notre camping.
Une première: Google s'est foutu dedans.
Le nom de la rue était faux, mais surtout le passage à niveau était grillagé et cadenassé.
Bon, Google m'a fait passé pour un abruti.
Marie, mon équipière de Routard.com, est très vintage. Elle ne jure que par les cartes et les documentations des offices de tourisme. Pour trouver un camping, je tape "camping" dans la barre de recherche de Maps et tous les campings s'affichent, avec le site Web, le numéro de téléphone, les avis....Marie chèche sur sa carte. 2 mondes et pourtant il n'y a que 4 ans qui nous séparent.
On finit par arriver à Montmerle sur Saône. Une étrange impression se dégage du camping.
Un grand camping résidentiel, mais avec uniquement des personnes âgées (+60 ans), qui semblent vivre là toute l'année, sans être des gens du voyage.
Bien sûr, au village, tout est fermé, sauf une pizzeria.
Je vais devenir pizzavore.
Charmes sur Rhône - St Vallier
Dimanche 7 mai 2017
60 kms
C'est dimanche. Il ne pleut pas.
Tous les cyclistes du dimanche sont de sortie. Et tous les magasins sont fermés.
On traverse un marché à Valence, non pas un marché provençal, un marché du Sud,... du grand sud, de l'autre côté de la Méditerranée.
On progresse lentement: allez, une petite bière pour la route à Tournon (en terrasse) et on finit par arriver au camping municipal de St Vallier. Il n'a pas plu de la journée, mais dès que la tente est plantée, on ouvre les vannes.
C'est toujours dimanche, toujours rien d'ouvert, on trouve une pizza à emporter, qu'on mange sur place, bien sûr sans rosé, ni lambrusco (pas de licence).
C'était ça ou rien.
Montelimar - Charme sur Rhône
Samedi 6 mai 2017
42 kms
Il pleut des cordes.
Plié le matos sous la pluie, tout est trempé.
On va au bar prendre un café, en attendant une accalmie.
On y restera jusqu'à 13h30.
Bon, dans notre malheur, on a de la chance: on va prendre la ViaRhona.
La ViaRhona, kesaco?
C'est une Veloroute franco-française, affublée du numéro 17, qui part de Genève pour rejoindre la Méditerranée. Les portions terminées sont parfaitement goudronnées, balisées et en site propre.
C'est le cas du parcours de la journée.
On commence par contourner la centrale nucléaire de Cruas, puis on longe le Rhône, son canal ou un bras mort.
L'inconvénient des voies vertes est qu'elles évitent aussi les villages.
L'ensemble est assez joli, même si le ciel est gris
Vers 17h30, on arrive au camping municipal de Charmes. Pas Cher (10€ pour 2), douche hyperchaude, mais met aussi à disposition des cyclistes un abri avec table et chaises. On me propose même de me réchauffer ma boîte de cassoulet !!
Une belle petite étape, raccourcie par les pluies du matin.
samedi 6 mai 2017
Vaison la Romaine - Montelimar.
Le paysage est typiquement provençal, normal on est en Provence.
Maison avec les volets parme, vert pastel ou bleu.
Quelques champs de lavande (pas encore en fleurs), mais ce champs en photo, c'est du thym.
Pic-nique à Grignan: très joli, mais pas visité la vieille ville, ni le château de Mme de Sevigne. Sur les remparts, on a fait poussé des dizaines d'espèces de rosiers: très joli.
Est-ce les rosiers qui mettent en valeur les pierres de la muraille ou l'inverse.
Autre particularité: les truffes.
De novembre à mars, par exemple, à Visan, il y a un marché à la truffe.
Je pensais qu'on cherchais les truffes dans des forêts de chêne. Eh ben non.
On a planté des chênes comme un verger de pommier, aligné au cordeau et souvent des arbres jeunes.
Après monts et vaux, on est arrivé à Montelimar, dans un camping à 5 kms du centre ville, donc pas de visite de ville.
Un groupe de 6-7 4x4 allemand, avec tente de toit, plaques de desensablage, pelles, treuil se sont installés en rond sur la pelouse.
Montelimar, la porte du désert.
Pas de chance, il s'est remis à pleuvoir.
Avignon -Vairon la Romaine
70 kms
Il s'agit de Marie, 65 ans, habitant Paris, mais picarde dans l'âme.
Après quelques péripéties avec la Sncf, (on lui a vendu un train, mais avec l'horaire d'hiver: donc pas pu attraper la correspondance), elle a fini par arriver.
On a plié nos tentes sous la pluie et parti sous la pluie. Bon début.
Pernes les Fontaines... On n'a pas trouvé les fontaines !!
Pic-nique à Carpentras.
Petit arrêt à un cerisier pour le dessert.
Un peu plus loin, arrêt pour s'hydrater.
On a trouvé notre rythme.
Arrivée de bonne heure à Vaison.
Le temps de monter nos tentes (pour qu'elles sèchent), douche, petit tour en ville (y a pas/peu de monde, comparé à la grandeur des terrasses et on visite la cité médiévale tout seul).
Repas du soir sur une table/chaises mis à disposition par le taulier du camping.
Nuit agitée: dans un mobilhome voisin, deux bébés ont pleuré une bonne partie de la nuit.
mercredi 3 mai 2017
Avignon
0 kms ou pas loin
Bon une belle ville, mais bon, pas si top que ça.
J'ai visité le musée du petit palais, apparemment le plus beau musée de province, concernant la Renaissance italienne.
Les Boticelli sont jolis, mais pas au niveau du Musée des Offices.
Par contre, bcp de commentaires, bien sûr en français.
Début juillet, c'est le Festival, avec du monde de partout, on m'a dit que c'était une folie.
Grau du Roi - Avignon
103 kms
Équipement étanche, je suis prêt à rouler.
Le Grau, Aigues Morte, Galician le long du canal, sous la pluie.
Au dernier village, plus de piste stabilisée (et on ne m'y reprendra pas de sitôt à me lancer sur un chemin en terre sous la pluie)... Donc au moins 10 kms de détour pour arriver à St Gilles.
De là, une fois de plus, la voie de halage existe mais pas aménagée: donc route nationale, avec quelques rares camions, mais encore de trop.
Arrivée à Beaucaire, direction le camping. Sur son site, le Tartarin à Tarascon ne donne pas de prix, mais explique qu'il fait une offre spéciale pour les randonneurs et cyclistes.
Et bien sûr, il répond pas au téléphone.
Sur place, il me donne un tarif de 16,50€, soit 3€ de moins que l'auberge de jeunesse de Avignon.
Et cest parti pour Avignon.
Une piste longe le Rhône, à côté d'une route et je tricoté entre les 2, suivant l'état de la piste.
Longue journée, mais bien content d'être arrivé.
Frontignan - Grau du roi
58 kms
Une bonne météo: ciel bleu, pas de vent et presque plat.
Pourtant journée de merde. Après quelques kms, j'atteins un pont sur le canal du Rhône à Sete, Google me donne le choix entre suivre le canal ou passer par l'intérieur des terres.
Grave erreur, j'ai choisi le canal. Au début, bonne piste, puis gadoueuse. Mais au bout de 100 200 mètres, mon vélo était bloqué: de la boue s'était coincée sous les garde-boue, sur les freins.
Bloqué, j'étais bloqué.
Il fallait que je trouve un karcher pour nettoyer tout ça. En plus, en séchant, ça devenait dur comme de la pierre.
En plus, toutes les stations de lavage indiquées par Google n'avaient que des rouleaux, il a fallu attendre la Grande Motte pour trouver un jet.
Arrivée à un camping au Grau du Roi, passage des sacoches sous le robinet, nettoyage de la chaîne, réglage des garde-boue...
Donc, je ne vous parle pas du chemin, qui doit être joli sous d'autres circonstances.
La cathédrale de Maguelonne, la fiesta à Palavas et les flamands roses.
Donc un pas grand chose peut gacher une journée.
St Pierre - Frontignan
73 kms.
Journée moins agréable.
Au réveil, pas de réseau, au village plus loin, toujours pas de réseau.
J'avais une vague idée de mon chemin, mais pas près à faire 10 kms de détour.
Il y a eu une brève éclaircie...Le temps de faire un itinéraire avec Maps.
Chemin qui m'a mené le long d'une route avec des dizaines de camping (tous au moins 4*), puis au bord du Canal du Midi.
Déception, la portion entre Portiragne et Agde n'est pas goudronnée, ou inexistante.
Une mauvaise expérience.
De Agde à Marseillan, j'ai pas trouvé la piste, donc j'étais au bord d'une nationale.
Et les français, c'est pas des espagnols, ils passent très près.... Peut-être pour se venger, se disant,mais qu'est-ce qu'il fout là, ce con.
De plus, le vent jouait contre moi.
Pas agréable.
Entre Marseillan et Sete, une piste cyclable longe les dunes.
Horrible.
Vent marin fort, qui balayait du sable en pleine figure.
Je regrettais de ne pas avoir des lunettes de soudeur.
Et en plus c'est une quinzaine de kms.
A sete, la piste est en surplomb de rochers, avec la mer qui fait de grandes éclaboussures sur les rocherd.
Bien sûr, je me suis ramassé 2 fois la pluie du jet d'eau.
Enfin, Frontignan, où le gérant du camping m'annonce que le département était classé "vigilance orange" et me demande si j'étais sur de vouloir planter ma tente.
Je l'ai solidement planté, mais à côté du bloc des sanitaires... On ne sait jamais.
Finalement, ça s'est très bien passé.
Argeles - St Pierre
103 kms
Très belle journée.
Grand ciel bleu, pas de vent, température agréable.
Et quasiment tout plat.
Argeles -St Cyprien - Canet entre mer et étang, avec le Canigou, enneigé en arrière plan: fait et refait, mais toujours agréable.
Entre Le Canet et Barcares, j'ai roulé avec un vieux (de mon âge, à la limite un peu plus), on a discuté voyage en vélo (il part sous peu faire St Jacques, en groupe, avec véhicule d'assistance, mais au moins 100-120 kms /jours). Donc le chemin a passé vite, juste le temps de voir que l'aménagement de la piste était superbe...et qu'il poussait des gros artichauts en Roussillon.
Les stations se sont égrener :Leucate, port Leucate, port la nouvelle...
Et là, un truc super joli: le canal de la Robine.
Vraiment très joli.
Puis direction Gruissan, également très joli.
La liaison pour Narbonne Plage et St Pierre est quelconque.
J'avais tout à fait oublié la largeur de la plage de Narbonne, c'est impressionnant, mais avec le temps, c'était pas la foule.
J'avais prévu de dormir au camping municipal de St Pierre: j'avais essayé de téléphoner, en vain et sur place, l'accueil fermait à 17h.
De plus, que des caravanes d'habitués, j'ai donc bivouaquer un peu plus loin, à côté de l'étang de Pissevaches.
J'ai passé une bonne nuit.