lundi 3 avril 2017

Porto

28 mars
Je devais repartir de suite, mais avec mon ennui mecanique, je vais rester une journée.
Pour être plus efficace,  j'avais changé mon pédalier,  donc raccourci ma chaîne : je pense que j'ai mal remonté à ce moment en réutilisant le rivet. Mais, j'ai été prévoyant, j'ai mis un attache rapide dans ma boîte à outils.
Donc,  mon programme de la journée,  trouver un magasin de vélo pour valider mon montage, me procurer un nouvel attache rapide et, par ailleurs, trouver une cartouche de gaz.
Ce dernier point fut un peu problématique, car aucun super hypermarché n'avait ça en rayon.  J'en ai finalement trouvé à Décathlon.
Mon auberge est dans une rue délabrée. ... mais à Porto,  beaucoup de rues sont délabrées,  immeubles abandonnés,  fenêtres cassées. L'extérieur ne paie pas de mine, mais l'intérieur avait du cachet : escalier et parquet en beau bois, mur en granit en partie recouvert d'azuelos, jardin-terrasse avec un énorme camélia en fleurs et de tous les plafonds avec de superbes stucs. 

Pour ne rien gacher, 7 € avec le petit déjeuner.
Mon beau vélo a trouvé sa place à la réception.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas Porto, quelques photos. 


J'ai quand même pédaler jusqu'au bord de mer, outre que c'est joli, j'ai croisé beaucoup de pèlerins-randonneurs allant à St Jacques de Compostelle (facile à reconnaître avec leur coquille).
Il faudra que j'étudie cela.
J'arrive pas à mettre les photos, sera fait des que possible! !!

Alvor

3 avril 2017

20 kms

La journée de repos hebdomadaire.
Contrairement aux précédentes randonnées, je n'ai pas fait mon linge au jour le jour.
C'est ma journée lavage.
4€ la batteuse.
Mais il a fallu que j'aille au supermarché du coin pour la poudre à laver.
J'en ai aussi profité pour faire quelques réglages au vélo et entretien de la chaîne.
J'ai fait un tour au bord de mer.



Pour protéger la flore sur la dune,  ils ont créé des kilomètres de passerelle en bois.
C'est très joli, mais pas sûr que ça résiste au temps.
J'ai passé le reste de l'après-midi au bord de la piscine.  Pour moi, beaucoup trop froide, il y avait que des scandinaves et britanniques à avoir le courage de se baigner.

Carrapateira - Cap St Vincent - Alvor

2 avril 2017 

93 kms.

La sortie de Carrapateira s'effectue par une longue montée: je mouline mais ne mets pas pied à terre. C'est vrai que d'en haut, la vue est plus large. Je passe à côté d'éoliennes,  avant de descendre vers Vila do Bispo.
Un petit café, avant de me lancer pour rejoindre le Cap St Vincent (20 kms de détour). Le chemin en concassé, puis en bitume se roule bien. Enfin le bout de l'Europe. Séance selfies. 


Puis retour à Vila do Bispo,  mais là, c'est une autre affaire,  j'ai le vent dans le nez.
Même dans une descente, mon vélo n'avance pas,  il faut mouliner.
Direction Lagos. Je commence par suivre le chemin préconisé,  qui évite la nationale... Mais je fais je ne sais combien de kms supplémentaires,  pour un paysage pas folichon.
Le chemin tangente régulièrement la nationale et un moment donné,  je suis resté sur le bas côté de la nationale,  c'est dimanche,  y a pas de camions.
Je ne fais que traverser Lagos, car j'ai encore un bout de route jusqu'à mon camping à Alvor.
Après Lagos, le chemin suit une voie de chemin de fer,  longe la plage, traverse des terrains de golf....pour finalement arriver sur la Route 125.
J'ai choisi un beau camping, avec piscine...
Car demain,  journée sans vélo.

Almograve - Carrapateira

J'avais remarqué la veille quantité de migrant typé moyen-oriental.
Rapidement à la sortie du village,  les premières serres, les premiers champs de maraîchage.
Dans les serres sont cultivées des framboises, dans les champs des légumes. 

Voilà la raison de leur présence.
Je passe rapidement à Capo do Sardeo et prends mon café à Zambueiro.
 Il faut voir les nids de cigognes sur les rocherd

Là,  le chemin sort du bitume et on approche régulièrement du bord de mer: fâcheux, car on en bave dans les montées sans pouvoir se lâcher dans les descentes.
A Aljezur,  j'ai pris la nationale, car je savais qu'il y avait une énorme montée à la sortie du village, sans donner accès ensuite à un paysage faramineux.
Je suis aller directement à Carrapateira.
Le gîte "Hostal do Mar"  est tout joli, tout neuf, un peu cher (17€)
J'ai eu le temps de me promener le long de la falaise et la plage: très joli.

Prairie do Gale - Almograve

31 mars 2017

83 kms

Nuit au bord de l'océan: c'est encore oins calme que dormir au bord de l'autoroute.
Quel boucan cet océan !!!
Je quitte le camping à 9h et me tape les 5 kms de détour pour rejoindre mon chemin.
Mon objectif premier: boire un café.
Il y a quelque un le long de la route, mais je pénètre dans le premier village. Melides.
Sur la place du village, 2 cafés se font face, avec chacun sa poignée de vieux en terrasse.
On me sert mon café à 60 centimes, qualité à réveiller un mort.
Je fais le point sur le chemin à suivre :j'avais l'intention de quitter le chemin officiel pour rejoindre Cércal, à travers les plantations de chênes - liège.
Bien sûr, 3 kms plus loin, j'ai loupé la bifurcation, donc j'ai suivi la route officielle.
J'avais pas compris que le chemin officiel faisait monter les cyclo sur l'autoroute.
Après moult vérifications, pas d'erreur, il faut prendre l'autoroute.
Il n'y a pas plus de voitures, mais c'est l'autoroute,  donc nivelee, aplanie.
Avec mon plus gros braquet, je contourne rapidement Sines et rejoins la petite route vers Porto Covo.
Le paysage: la mer qu'on voit de temps en temps, une dune et la route qui serpente entre herbages et pâturage.
On a au moins vendu une choses aux portugais: nos vaches. Oui, dans les prairies,  de partout, des vaches limousines.
Je m'installe face à la mer pour mon pique-nique de midi. 
Il fait beau. Des grosses mouettes attendent à 2 mètres que je leur jette des restes de mon repas: elles se baffrent des croûtes du fromage,  mais dédaignent les épluchures des pommes.
Encore un petit café dans un bar où on avait nos habitudes il y a 2 ans.

Almograve n'est qu'à 28 kms, ce que j'ai paisiblement en une après-midi.
A pied, on a mis 2 jours à longer la côte. L'étape de Porto covo à Vilanove de Milfontes est à mon avis la plus belle du parcours pédestre.
Nuitée à l'auberge de jeunesse en dortoir (que je partage avec un jeune randonneur allemand,)
Restaurant: coquillage avec des morceaux de porc, ail, coriandre citron et... frites. pas mauvais.

samedi 1 avril 2017

Sesimbra - Praia de Gale

30 mars 2017

77 kms   982 metres de d+

Je quitte le camping à 9h.
Toutes les rues montent...mais une seule est la sortie.
Je m'y prends à 3 fois pour y arriver.
Ça monte, ça monte, et moi je suis a côté de mon vélo.
Une fois arrivé en haut,  ce n'était pas plat pour autant.
C'est la parc national de l'Arrabida. 


Je longe la mer, quand un cycliste "tour de France" engage la conversation.
Je lui demande si je suis sur le bon chemin pour aller à Setubal, si il y avait pas une route le long de la plage, plus facile.
Et le gars avec son vélo en carbone (sans l'option sonnette,  ça aurait alourdi le poids de son engin) m'explique qu'il y avait une route en crête avec un magnifique point de vue.
Il avait pas compris ma question...

J'arrive enfin a Setubal, ville portuaire industrielle,  sans grand intérêt (mais je suis mal placé pour en parler, l'ayant juste traverser).
Je prends un ferry pour traverser l'estuaire du Sado.

Impressionnant.
Il n'y a qu'un passage de quelques centaines de mètres,  et il y a des énormes cargos en attente,  des grosses cheminee d'industrie,  mais aussi apparemment des espèces sauvages, avec des dauphins... (j'en ai pas vu...mais c'est pas pour autant qu'il y en a pas).
La presqu'île de la Troia qui ferme l'estuaire est une fine bande de sable,  habitée depuis tres longtemps,  y compris par les Romains.
Ils y avaient installé des conserveries de poissons (sauce de poissons, genre nuoc-man, qu'ils ex portaient dans tout l'Empire...ah la mondialisation a donc commencé avant le 20eme siècle)
Je file comme une flèche, avec un petit vent arrière jusqu'à Comporta.
Il y a un musée du riz, car on y plante du riz, mais il y a surtout une concentration de cigognes incroyable. (J'en ai jamais vu autant sur un si petit espace,  chaque poteau,  chaque cheminée est coiffée de son nid).

Une fois de plus, mon périple manque de préparation : je décide d'aller au camping de la plage de Gale, ça fait 10 kms de détour avec plein de bosses où je pousse mon vélo.
Camping résidentiel,  vide, on était 3-4 tentes et c'est tout. Bof.
Photo de la plage de Gale

Porto -Lisbonne -Sesimbra

29 mars 2017

43 kms à vélo

8h52 pour être précis,  mon train pour Lisbonne démarre.
Mon vélo est accroché à un crochet comme un jambon chez le boucher.
3 heures plus tard a Lisbonne Sta Apolonia.
Un petit stop pour la photo.


Oui c'est Praca do Comercio, pour ceux qui ne reconnaîtrait pas !!
10 mètres plus loin, Cais do Sodre, pour prendre le ferry pour traverser le Tage, pour rejoindre Seixal.
Pont 25 Abril 
Et cest parti pour quelques milliers de kilomètres.
Je suis rapidement sorti des encombrements de la ville et me dirige vers la pointe sud-ouest, le Cabo Espichel.
J'ai dû lire les cartes de travers, mais ça monte.
Finalement, le Cap faisait faire un détour de 15 kms, je me suis abstenu.
Mes petits mollets chauffaient : Google maps m'indique le camping le plus proche. Ce sera le camping municipal de Sesimbra.
Erreur, Sesimbra est un port de pêche,  comme Cassis, entouré de falaises,  pas moyens de sortir par une route longeant la mer.
Demain sera un autre jour.
Le camping est vide, pourtant le restaurant est ouvert, cela tombe bien.