mardi 11 avril 2017

Séville -Lantejuela

Lundi 10 avril 2017
71 kms.
Je suis passé à la Poste pour renvoyer 3 kilos d'affaires en doublon ou inutile.
Et j'ai pris la direction de Puente Genil, début d'une voie verte direction  Alicante.
Des grands champs de céréales. 


Pas de chance pour moi,  vent de face.
Sur Tameteo.com, vent estimé à 30 km/h.
Pénible: je mouline tranquillement... Mais ça avance pas.
Pendant 3 ou 4 nuits, pas de camping, ni hostel pas cher, donc bivouac.
Mon premier bivouac du voyage dans un champ d'oliviers.
Des oliviers en fleurs 

Séville

Dimanche 9 avril 2017
15 kms
Mon compagnon, que je devais rejoindre à Alicante pour remonter vers la France,  me fait faux bond.
Je prends mon dimanche de libre, pour faire ma lessive et voir une des fameuses processions.
Direction le camping Villson, par une autoroute.
A un croisement d'autoroutes, j'ai un peu tourné,  j'avais pas vu qu'ils avaient mis la piste cyclable au milieu de l'autoroute, entre les deux voies.
Camping très agréable.
Linge lavé et étendu, je prends le bus pour retourner en ville.
Je suis le mouvement de foule pour rapidement trouver le début d'une procession.
1ère chose qui marque: c'est la foule.
Pas une foule de badauds.
Une foule impliquée: les hommes sont en costume,  majoritairement bleu foncé,  voire bleu roi. Les femmes en robe.

C'est ce que l'on appelait autrefois mettre ses habits de dimanche.
Une foule participante: les pénitents ne sont pas que des adultes,  bcp de jeunes, voire d'enfants: donc accompagné par un/les parents pour soutenir,  motiver, donner à boire (il fait une chaleur).



Comme j'ai pu le constater: 3 heures plus tard,  ils étaient pas arrivés à la cathédrale.
Enfin, j'ai vu passer 2 "chars": il y a de la ferveur. 




J'ai quitté le bord de cette procession pour me diriger vers la cathédrale.
Toutes les rues alentours sont aménagées: un passage pour la procession,  des sièges pour les "spectateurs".
Par hasard, je suis tombé sur une autre procession convergent vers la cathédrale, habillée en noir et blanc contre tout blanc pour la 1ère. 

Je n'ai pas pu rester pour voir l'arrivée de tout ce monde à la cathédrale, mon bus m'attendait.

samedi 8 avril 2017

El rocio - Séville

Samedi 8 avril 2017
59 kms
Je m'étais renseigné hier auprès de la réceptionniste du camping sur l'itinéraire pour rejoindre Séville. Très gentille,  elle m'a listé tous les villages que je devais passer: plus de 80 kms.
Encore une fois, merci Google Maps qui m'a permis de trouver un "camino agricola"  et ainsi gagner au moins 20 kms.
Agricole veut dire des kms de serres. Je n'ai pas pu voir ce qui était cultivé car c'était bâché le plus souvent.
Après cela, petit village,  petit café.
De la route sans grand intérêt.
Je moulinais contre vent et montée,  quand j'ai été dépassé par un cyclo-sacochard. Bon, il était plus jeune, moins chargé et peut-être plus récemment en route.
Mais mon moral en a pris un coup: je suis définitivement pas rapide.
Pas rapide, mais dégourdi.
Je me creusait la tête comment éviter les autoroutes /voies rapides d'entrée dans une grande ville.
Il suffit de trouver une station de métro.
Toujours grâce à Google, je suis arrivé centre ville sans encontre.
J'occupe une chambre à 4 lits à moi tout seul,  mais je paie 31€... Je vais finir par aller au Hilton.
Déposé mes affaires,  pris une douche et hop au centre-ville.
C'est toujours aussi joli, mais là veille de la Semana Sancta,  ça grouille de monde. Plus fatigant que le vélo (ou peut-être pas)




Huelva -El Rocio

Vendredi 7 avril 2017
72 kms
Ma journée la plus atroce.
Petit calcul de distance sur Maps.
Huelva - Séville 95 kms,  dans mon esprit 2 petites étapes de 45.
Donc, je suis partie tranquillement de l'auberge, ai traîné en ville.
Au début de la piste cyclable,  cette énorme quai de chargement. 

Construit en 1873, pour exploiter la plus grande mine d'Europe,  par la société Rio Tinto.
Rio Tinto est le nom de la rivière qui sert de port à Huelva.
C'est aussi  et encore la plus grande compagnie minière au monde, oui ceux qui ont racheté Pechiney,  pour créé Alban.
Entre 1873 et 1975, ils ont extrait 130 millions de tonnes de minerai.
Bref.
La piste suit le fleuve, en grande partie sur des passerelles,  donc d'un côté, des grosses industries et de l'autre des oiseaux limicoles entrain de fouiller la vase.
Après une dizaine de kms, je suis sortie des Zi et autres raffineries.
Pensant être proche du but, je m'accorde un long temps libre à Mazagon.
Erreur,  il reste 30 kms jusqu'à Matalascanas,  puis 18 jusqu'à El Rocio.
Un enfer, longue ligne droite, avec rien à voir, mais avec un petit vent de face.
De temps en temps,  une rafale plus importante,  où je me demandais s'il ne fallait pas mieux mettre pied à terre de peur de reculer.
Je mouline,  je mouline. Je décompte les kms: c'était vraiment l'épreuve du surpassement de soi.
Pour la peine, je me suis payé un petit restaurant: des chocos fritos avec un verre de blanc.

Peut-être un peu gras, mais demain j'elimine.
Petit tours dans le village,  porte du parc de la Donana. Très joli, un peu Far-west, les rues sont ensablees, les gens circulent en cheval, en calèches (et en 4x4).


Je ne sais combien d'églises.
Peut-être à visiter plus avant, la prochaine fois que je passe par ici.
Je ne dois pas être le seul, vu le nombre de restaurant.

Cabannas - Huelva

Jeudi 6 avril 2017
82 kms.
A la sortie du camping,  je trouve le chemin officiel, de mieux en mieux fléché,  je dirais même la partie la mieux fléchée (petites bornes jaunes, grand totem et macaron jaune avec flèche pour la direction...  Bon ça ne vaut pas la Loire, avec distance, variante, explications...)
Premier arrêt à Cacela Velha,  village pittoresque avec une superbe vue sur la parc de Rio Formosa. 
Vue sur Rio Formosa 
Vue de Cacela Velha 


Ensuite,  on sillonne une forêt de pins,  qui nous amène à Vila Real de San Antonio.  Pour une raison qui m'échappe,  des dizaines de magasin vendent du textile (drap, torchon, serviette, nappe..) et une bonne foule fait ses courses.

Les immeubles sont coquets, c'est sympa.
Je traîne un peu, juste assez pour louper mon ferry qui doit m'emmener en Espagne.
Oui, la frontière est un fleuve, le Rio Gardiana.
Une heure plus tard, j'arrive à Ayamonte, en terre espagnole.

Je trouve par hasard une Via Verde, qui m'évite de prendre la nationale. Je longe une lagune, puis des serres de fraises,  des kms de fraises. Mais plus exotique,  j'ai vu qu'il plantait aussi des pêchers sous serre,  sûrement pour avoir des pêches avant tout le monde.

Sur Maps, la route que je devais prendre été marquée en vert, avec un grand A.
Je craignais une Autopista,  même pas, juste une route gérée par l'Andalousie. Ensuite, j'ai emprunté une voie forestière,  à travers une très belle forêt de pins.

Enfin, je suis arrivé en vue de Huelva, où je me suis précipité à l'auberge de jeunesse.
19€, un peu cher, mais j'étais seul dans une chambre avec salle de bain et petit déjeuner compris.

Quarteira - Cabannas do Tavira

Mercredi 5 avril 2017
72 kms
La journée a été longue.
Très peu d'écart du chemin officiel.
80% de chemin concassé,  moins roulant mais surtout le cul cassé.
A 65 kms, je voulais m'arrêter au camping de Tavira,  où on avait passé une semaine il y a 2 ans.
Je me réjouissais déjà de prendre ma douche, me changer et aller me promener dans cette très belle ville.
Pas de chance, ils acceptent pas les tentes.... Donc 7 kms plus loin,un autre camping où je suis aussi la seule tente.
J'aurais loupé mon tour à Tavira.
La journée était dure, mais alors c'était joli.
Je n'ai jamais longé autant de golfs, de superbes maisons....

A la sortie de Quarteira, ça commence. Le nom de la ville, Quinta, ne figure même pas sur la carte. Pas une fausse note, hôtel 5 *, boutiques rolex,  Prada...bien sûr paysage soigné (genre gazon à 5 cms sans une mauvaise herbe le long de la route)

Ça donne presque envie d'être riche.
Puis après un virage, le vide, la nature sauvage, bien sûr avec les passerelles pour préserver tout ça.

Pas de chance,  quelques kms plus loin l'aéroport, dont on longé les grilles pendant des kms.
On se rend compte qu'il existe des aéroports de province avec du trafic,  mais des compagnies dont je connaissais même pas le nom.
Passage rapide à Faro.

Petite bière à Olhao. C'est bizarre qu'à seulement quelques kms de Faro, on trouve ce port de pêche,  bien dans son jus, sa conserverie de sardines, ses petites maisons...Et quelques touristes pour garnir les terrasses.
Après Fuzeta,  c'est pire, il y a plus rien, des marais salants,  quelques orangers, aucun urbanisme.

Il est vrai que c'est un parc naturel (Rio Formosa)  et qu'une série d'îles encombrent le littoral.
3 coups de pédale et on arrive à Luz. Joli.
Puis Tavira,  magnifique,  avec une 30aine d'églises, des maisons avec des toits bien particuliers.
Bon ce sera pour une prochaine fois.
Allez, je vais me boire une bière (au bar du camping)
A votre santé.

mardi 4 avril 2017

Alvor - Quarteira

Mardi 4 avril 2017
83 kms
Parti à 9h du camping ( ouverture de la réception),  je me dirige tranquillement vers Portimao.  Je m'arrête une dernière fois pour prendre une photo de la falaise.
Je me fais aborder par un cycliste, le classique "vous venez d'où,  pour aller où..."  Je lui montre le topo de la journée,  mais que non, il faut pas ça, il faut faire ceci, c'est plus court (argument qui me séduit d'office),  plus beau...
Et il prend les choses en main,  en 2 temps 3 mouvements, on est au pont vers Ferrugado. Et me donne les consignes pour arriver rapidement à Carveiro, puis Pera. A peine 10 kms de up  and down,  je suis perdu.
Merci Google,  (comment on faisait avant ?) de me remettre sur le bon chemin. Joli petit parcours, mais il fait chaud, très chaud. J'arrive à Albufeira.
Il y a plein de monde dans les rues, terrasses, plages et même dans l'eau. Ces gens du Nord de l'Europe ont plus d'antigel dans le sang que nous.
Pour avoir déjà passé du temps à cet endroit, je connaissais un raccourci pour rejoindre Vilamoura.
J'avais prévu d'aller à Faro,  mais ça faisait encore une vingtaine de kms en plus ; je me suis arrêté au camping de Quarteira.
Plus de 9€ pour une misérable tente, hier c'était 11€, mais avec piscine. Je trouve ça cher, on est quand même au Portugal !!
Avant de quitter ce pays, je me suis trouvé de la "bacalhau à la bras",  de la morue,  pommes de terre, oeufs, accompagnée de salade/oignons.
Très bon état pas cher 6€